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jeudi 8 août 2013

Droit de réponse : UNION AFRICAINE, UNE FORCE D'INTERVENTION "COURTE SUR PATTES"





  Un évident souci dans la publication des commentaires sur Jeune Afrique, concernant ce billet :
fait que ma réponse apportée aux propos d'Hassan n'apparaît pas encore. Cette réponse ayant été faite voici déjà deux jours, je la renouvelle en substance, ici.


Premier commentaire (Hassan) :

M. Touchard, les C130 sud-africains sont jeunes comparés aux Transalls français et aux avions ravitailleurs de l'US Air Force dont la plupart ont 60 ans. Ne parlons pas des B-52 entrés en service en 1958/1959.Toujours facile de critiquer tout ce qui est africain....

 Réponse : 

Hassan, c'est en partie inexact : la plupart des C-130 sud-africains sont entrés en service en 1963. Ceux qui ont été acquis dans le courant des années 1990 sont des appareils de seconde main. Les C160 Transall, eux, sont entrés en service en 1967... 
La ministre de la Défense sud-africaine, Nosiviwe Mapisa-Nqakula ne dit d'ailleurs pas autre chose : "Si vous regardez certains de nos avions, ils ont 60 ou 62 ans et devraient être des pièces de musée, et nous continuons à les utiliser pour transporter des gens.
Ce que vous dites sur les ravitailleurs américains est juste ; toutefois, en quoi cela interdit-il de faire le point sur la situation en Afrique ?


Deuxième commentaire (Hassan) :

La "grande" armée française est quant à elle si courte sur pattes qu'elles ne peut déployer une force combattante de 2000 hommes à 4000 Km de Paris sans se faire aider par les C17 britanniques et US et ne peut assurer des missions de reconaissance et intelligence sans l'aide de drones US...Arrètons donc de taper gratuitement sur les Africains! .

Réponse : 

D'une part, je vous renvoie à ce billet, sur ce blog :
avec une partie intitulée "La faiblesse des moyens de transport stratégique" de la France...
Je ne nie pas les carences de l'armée française, carences avec lesquelles elle se "dépatouille" malgré tout pour maintenir un haut niveau.
En outre, dans le billet publié sur Jeune Afrique, il est également question des efforts menés par certains pays d'Afrique, ainsi que de la clairvoyance de l'Algérie en la matière. Il ne s'agit donc pas de "taper gratuitement sur les Africains" mais d'évoquer des faits et à partir de ceux-ci, d'établir le bilan qui s'impose.

  Cordialement,
  Laurent Touchard