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vendredi 10 janvier 2014

IN MEMORIAM


Presque un an après cette tragique nuit du vendredi 11 au samedi 12 janvier 2013, je souhaite ne pas oublier les proches et les camarades de Denis Allex, ainsi que ceux des militaires du Service Action de la DGSE.

Des pensées de mémoire qui s'adressent aussi à la famille et aux camarades du lieutenant Damien Boiteux, tué le 11 janvier au Mali.

Il importe de leur rendre hommage. A défaut des secondes d'une minute de silence, quelques lignes de lettres.

Billet hebdomadaire sur le Blog Défense de Jeune Afrique : JANVIER 2013, MALI : UNE MASKIROVKA A LA FRANÇAISE ?


Carte des combats du 10 au 14 janvier 2013 (Illustration : ministère de la Défense via l'Assemblée Nationale).





  Le moins que l'on puisse dire, c'est que fin 2012, la France est loin de se montrer directement menaçante vis-à-vis des "groupes armés dissidents" qui contrôlent le nord du Mali. 

  Début 2013, après la rupture de pourparlers entre les autorités maliennes et les GAD, ces derniers, à l'initiative de Iyad Ag Ghaly (chef du mouvement touareg islamiste radical Ansar Eddine), décident de faire monter les enchères. Sans aucune discrétion, durant plusieurs jours, ils rassemblent une force offensive d'approximativement 1 500 hommes, avec des centaines de véhicules dont beaucoup armés. Il ne fait aucun doute qu'ils ne sont pas là pour profiter de l'air pur du désert : ils vont attaquer. Pourtant, aucune mise en garde parisienne ne vient sanctionner cette agitation : la diplomatie française reste silencieuse. Silence que les jihadistes ne peuvent qu'interpréter comme l'expression d'un aveu d'impuissance symptomatique de la "mollesse" supposée des Démocraties.

  Ils se trompent lourdement. Et si l'on considère attentivement les faits, ils ont été encouragés à fourvoyer ainsi... Ils le paient par une défaite militaire totale.

  Bonne lecture !